Le prix réel d'un bien n'est pas celui de l'annonce : c'est celui inscrit dans l'acte de vente signé chez le notaire. Et ce prix-là est public.
La base DVF, la vérité des actes
Depuis 2019, la DGFiP publie en open data la base DVF (Demandes de valeurs foncières) : chaque vente signée en France y figure avec son adresse, sa date, son prix, sa surface et son type de bien. Ce ne sont pas des estimations ni des prix « affichés » : ce sont les montants réellement payés, issus des actes notariés.
Concrètement, vous pouvez savoir combien s'est vendu l'appartement du troisième étage de votre immeuble, ou la maison d'en face, à l'euro près.
Pourquoi l'annonce ne suffit pas
Un prix affiché est une intention de vente. Entre l'annonce et l'acte, il se passe une négociation, parfois une baisse de prix, parfois un retrait du marché. Les études notariales constatent régulièrement un écart entre prix demandés et prix signés ; cet écart varie selon la tension du marché local, et personne ne peut le résumer en un pourcentage universel.
Les limites honnêtes de DVF
- La base est mise à jour deux fois par an (avril et octobre) : les ventes les plus récentes ont environ six mois de retard.
- L'Alsace-Moselle et Mayotte n'y figurent pas (régime du Livre foncier).
- Le prix brut ne dit pas tout : l'état du bien, l'étage, les travaux ou le DPE n'apparaissent pas dans la donnée.
C'est pour cela qu'un prix signé s'interprète toujours en fourchette, jamais en chiffre unique.
Comment vérifier en deux minutes
Tapez l'adresse dans notre rapport gratuit : il affiche les ventes signées du secteur, datées et sourcées DVF, avec le prix au m² constaté. Pour aller plus loin, le Conseiller répond à vos questions en citant uniquement ces données officielles.